Il y a
quelques jours de ca quelques jours, il a plu. La pluie a commencé en début d'aprés midi et
n'a cessé que le lendemain en fin de soirée.
Depuis à
peine plus de 10 ans la pluie m'apporte une forme d'expiation, si on m'accorde
ce terme, j'ai des tas d'histoire sur la pluie. Des histoires à moi, sur moi, narcissimse will rules the world.
Vers mes
13 ans avec l'argent de mon anniversaire je m'étais acheté un beau parapluie
noir qui se plié, sous lui j'avais une impression de puissance, les éléments
n'avait pas d'influence sur moi. Et sentir les gouttes qui faisait vibrer la
toile puis l'armature jusqu'à mon poignet. J'étais le petit guerrier de
l'humidité, et seul le mistral violent de Marseille savait me tremper le bas
des jambes à renfort de pluie parfois plus horizontale que verticale.
J'aimais
aussi sortir les pluies des plus fines aux plus épaisses, et mon collége et mon
lycée accroché à des collines de pins et de garrigue charié boue et eau à toute
allure en direction de la mer.
Puis vers
mes 15 ans, au sortir d'un cours de biologie, aprés une aprés midi qui
grissonait de plus en plus, et un temps humide et étrangement lourd s'est mis à
tonner la foudre (je sais la foudre c'est la lumiére, le tonnerre tonne, mais
ca fais lourd je trouve) les nuages ce jour n'était pas gris mais plutot
marron, un mélange de jaune et de gris. Nos sacs était lourd ce jour la, nous
venions de recevoir nos livres pour l'année à venir, et la pluie commenca à
tomber incroyablement lourde, presque tranchante.
Le temps
de parcourir les habituelles 15 minutes qui me séparaient des salles à mon chez
moi, la pluie avait viré à la gréle le ciel était noir, la mer s'était
déchainé, chaque grelon me faisait mal, mon parapluie fut retourné par le vent,
puis percé par les grelons.
Depuis je n'ai rachété ni même utilisé un parapluie.
Ce soir
la le vieux port déborda, et dans les pentes de Marseille deux jeunes moururent
emporté par le courant qui devalaient des collines de calcaires qui forme les
limites de la ville. Les zones les plus basses furent inondés, moi j'arrivais
chez moi plus sous le coup de l'adrénaline que de la peur.
Mais des
dizaines de mes amis ce soir la n'eurent même pas le temps d'atteindre leur
propre demeure, et durent se réfugier chez des amis ou de la famille,
l'électricité fut coupé, ainsi que beaucoup de ligne téléphonique.
L'année
suivante, la pluie fut violente et le vent puissant, mais rien en comparaison
de l'année précédente. Pourtant ce soir la je trouvais porte close chez moi, et
je dus me réfugier dans le garage, la porte ouverte je contemplais la pluie
lourde et oblique qui fouettait le petit carrelage de l'arriére cour de la
maison de mes grands parents. Je la contemplais hypnostisé et je passais plus
de deux heures les fesses dans l'eau gelé avant de comprendre que j'étais
atrocement frigorifié, pourtant je ne décrochais pas du spectacle tandis
qu'assis sur la machine à secher le linge vétu d'un calecon court je revassais.
Chaque
fin d'été voit une pluie impressionante sur Marseille, mais les deux derniéres
qui me marquérent profondément n'eurent rien de violente.
La
premiére fut une pluie toute simple ou le temps était étrangement sec pour une
pluie, lorsque cette derniére cessa de nous raccourcir le champ de vision elle
révéla qu'elle avait laissé sur son chemin un fine couche de sable rouge. Sans
doute venu par les vents depuis les carriéres à quelques dizaines de
kilométres, ou des spores, ou je ne sais pas mais la ville était sur une de ses
faces comme repeinte de rouge, d'ocre ...
Un maitre
artisan Francais et un artiste pop art sous acide n'aurais pas offert spectacle
plus déroutant et enchanteur.
La
derniére ce fut la bruine qui tomba cette été par une nuit de juillet, micro
climat ou autre celà n'a au trouducune importance. Pourtant il plu quelques
minutes à peine peut-être à peine le contenu d'un pack de baddoit (mais sans
les bulles et sans la faute d'orthographe) mais au milieu de cet été étouffant
ou j'enchainais encore mes phases de chutes et mes luttes acharnées contre mes
pulsions auto destructrices. Cette nuit la je me suis souvenu pourquoi j'aimais
la pluie, elle nous blesse, elle nous fatigue, nous enrhume, mais elle change
toujours les choses à sa maniére.
Pour
finir on peut parler des collinnes, couvertes d'une couche de neige qui n'as
jamais résisté au température de l'aprés midi, spectacle épéhémére ou quelques
minutes de beauté arrive toutes les quelques années, par surprise, parfois ce
sont de belles suprises et lorsque nous sommes pret à les recevoir ont y
trouvent non seulement plaisir, mais ajoute de la saveur à la vie. Si l'on y
est pas préparé elle nous dépassent et nous envahis ruisellant d'humidité et de
peur, transi de froid et de doute elle nous fais douter de notre avenir et de
notre rapport au monde.
La pluie
juge et salvateur, nous rappelle à l'ordre, et si aujourd'hui j'aime la pluie
c'est sans nul doute parce que je suis en paix avec moi même, et avec mon
monde. Je ne crains pas de le voir changer, et lorsqu'il est propre je sais
qu'en ce monde une chose n'a toujours pas changé, ce que je suis.
Les murs
couverts d'ocre, le corps couverts de bleu, les collines blanches de neige, ou
le mouchoir couverts d'un tonne de couleurs trop ragoutante pour une note
mélancolique.
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Verlaine.
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